On a tous, dans notre entourage, croisé quelqu’un de particulièrement toxique, voire destructeur. Mais faut-il vraiment voir des pervers narcissiques derrière chaque désagrément relationnel ? Halte à la paranoïa : ces personnalités représentent une infime minorité, mais leur pouvoir de nuisance est redoutable. Voici les 7 signes troublants qui révèlent un pervers narcissique… souvent sans le savoir.
Le pervers narcissique : un prédateur discret mais redoutable
La psychothérapeute Sylvie Tenenbaum insiste : « ces hommes et ces femmes ne représentent en réalité qu’une toute petite fraction de la population ». Pourtant, leur influence est loin d’être anodine. Pervers narcissique (PN), sigle entré dans le langage courant, est l’archétype de la personnalité psychologiquement nuisible. Son objectif ? Détruire sa victime, nier son identité et la faire souffrir. Ambiance…
Les deux visages du pervers narcissique
Il existe en fait deux grands profils de PN. Attention, casting :
- Le pervers narcissique avantageux. Celui-ci adore être au centre de l’attention. Il parade, s’exhibe, recherche l’admiration et la séduction. Le but : rester sous les projecteurs, quitte à éblouir… pour mieux manipuler.
- Le pervers narcissique phalloïde. Là, on change plutôt de film : discret, parfois solitaire, il agit en douce. Sa maltraitance est sournoise, insidieuse, jamais franche. Le genre de personne à vous faire un croche-pied psychologique sans même que vous ne vous en rendiez compte.
Dans les deux cas, l’objectif est limpide : faire du mal à sa victime. Sylvie Tenenbaum souligne qu’ils manient un arsenal de guerre (psychologique) : harcèlement moral, manipulation, mensonge, violences verbales (et parfois physiques si l’on ose désobéir), humiliations… La volonté de nuire et d’anéantir l’autre est leur moteur.
Isolement, destruction : la spirale infernale
Au fil du temps, la victime d’un PN se retrouve isolée et affaiblie:
- Perte de moyens financiers
- Privation de téléphone, d’accès à sa famille et à ses amis
- Éloignement des collègues
- Sensation d’être « bête, nulle, inutile »
Une véritable relation toxique s’instaure, la victime devenant progressivement dépendante et en totale position de faiblesse face à son bourreau. C’est ce scénario qui, insidieusement, détruit psychologiquement.
Attention au raccourci facile : il ne faut pas confondre le pervers narcissique avec le narcissique (simple vedette en quête d’attention, sans forcément vouloir nuire), ni avec le « mauvais » pur et dur (qui s’en prend à tout le monde sans distinction, alors que le PN cible méticuleusement ses victimes).
Hommes, femmes, famille : les PN sont partout… ou presque
Le pervers narcissique peut être un homme ou une femme, mais selon Sylvie Tenenbaum, ce terme ne s’applique qu’aux adultes : les enfants ne seraient pas concernés a priori. Si on parle beaucoup des relations de couple, ce poison peut aussi contaminer l’amitié, la famille, le travail ou toute sphère de l’environnement professionnel, comme Marie-France Hirigoyen l’a décrit.
Qu’est-ce qui fait basculer quelqu’un dans la perversion narcissique ? Là encore, plusieurs pistes : traumatismes durant l’enfance (psychiques, physiques, sexuels) ou au contraire éducation d’« enfant roi », élevé sans limites ni cadre.
Et si vous pensiez pouvoir raisonner ou « soigner » un pervers narcissique, rangez votre blouse blanche. Il n’a aucune envie de changer et ne peut pas prendre conscience de son comportement destructeur. La seule réaction possible, selon la psychothérapeute : fuir ! Inutile d’espérer transformer un loup en agneau.
Au moindre doute, au moindre signe : insultes, moqueries, critiques à répétition, isolement, violences… Courez vite, très vite. Même si vous n’êtes pas certain d’être sous l’emprise d’un PN, pensez d’abord à votre propre équilibre psychique. Et si besoin, prenez rendez-vous chez un(e) spécialiste de la santé mentale : il n’y a aucune honte à prendre soin de soi !
Petit détail qui a son importance : quand sa victime s’échappe, le pervers narcissique s’effondre. Il vit pour faire souffrir, et sans souffre-douleur… il n’existe plus ! Voilà une bonne raison de ne pas rester la proie idéale.
Pour creuser encore le sujet, deux films recommandés par Sylvie Tenenbaum : « Mon roi » de Maïwenn, et « L’enfer » de Claude Chabrol, qui mettent en lumière ces relations toxiques aussi fascinantes que destructrices.
En résumé : si le PN reste statistiquement rare, mieux vaut savoir le repérer pour s’en protéger, car son pouvoir de nuisance, lui, n’a clairement rien de confidentiel…

Lise explore l’univers de la beauté avec curiosité. Passionnée par les soins, le maquillage et les nouvelles tendances, elle partage ses découvertes en toute simplicité. Son objectif : vous aider à trouver ce qui vous correspond vraiment.





