Imaginez débarquer dans ce monde sans avoir glissé le moindre petit oui sur un formulaire d’arrivée. Un non-consentement à la naissance : vrai scandale ou délire générationnel ? Entre bizarrerie juridique et canulars sur TikTok, cette histoire rocambolesque nous embarque entre Cour de cassation, anti-natalistes convaincus et… trolls numériques.
Peut-on vraiment poursuivre ses parents pour être né ?
La question prête à sourire, mais elle s’est déjà posée, au moins dans les couloirs feutrés de la justice française. Pour mémoire, l’affaire Perruche a secoué l’Hexagone il y a plusieurs années. Nicolas Perruche, né avec un handicap sévère suite à une grave maladie contractée par sa mère pendant la grossesse, s’était vu refuser (avec sa mère) une information médicale essentielle qui aurait pu entraîner une interruption de grossesse éclairée. C’est le défaut d’information qui fut au cœur du débat : pouvait-on réclamer réparation pour le simple fait d’être né ?
La réponse ne s’est pas fait attendre, après beaucoup de polémiques et l’arrêt de la Cour de cassation en novembre 2000. Dans sa foulée, le législateur s’est empressé de promulguer l’article L. 114-5 du Code de la santé publique, qui tranche net : “nul ne peut se prévaloir d’un préjudice du seul fait de sa naissance”. En clair, pas question en France de poursuivre ses parents sous prétexte qu’on n’a pas signé pour débarquer sur cette planète (avec ou sans notice d’utilisation).
Ailleurs, des enfants vraiment procéduriers ?
Ce verrou français n’en reste pas moins très local. Dans d’autres contrées, la justice a été saisie de cas bien plus… farfelus ? Oui, il semblerait. Ainsi, un jeune Indien anti-nataliste a osé franchir le pas en 2019. Son raisonnement ? S’opposer à l’idée même d’être forcé à vivre, criant haut et fort qu’il n’avait pas donné son consentement pour voir le jour. Dans sa logique implacable, chaque naissance serait en soi un abus. Surréaliste ? Certainement ; mais l’affaire a eu au moins le mérite d’agiter les débats et de faire parler du mouvement anti-nataliste.
Quand TikTok s’empare du débat (et de l’ironie)
Dernière inspiration : la tiktokeuse américaine Kass Theaz. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais son histoire a fait le buzz, évidemment. La jeune femme s’est plainte, vidéos à l’appui, d’avoir été “mise au monde sans son consentement”. Elle n’a pas tardé à attirer sur elle toute la nébulosité d’Internet, expliquant :
- Qu’elle ne savait pas qu’il faudrait, adulte, “trouver un travail pour subvenir à [ses] besoins”.
- Que ses parents n’avaient “même pas tenté de [la] contacter avant sa naissance pour s’assurer qu’elle voulait être ici” (si si).
L’argumentaire, bien terre à terre, a laissé perplexe un grand nombre d’internautes. D’autant plus quand ils ont découvert que Kass Theaz elle-même était… mère d’enfants ! Incongruité apparente, à laquelle elle a répondu avec conviction : selon elle, “c’est différent quand vous adoptez. Ce n’est pas ma faute s’ils sont ici. J’essaie juste d’être une bonne personne et de les aider”.
La frontière ténue entre sérieux et canular
Mais alors, cette histoire de plainte contre ses parents relève-t-elle du vrai fait divers ou du simple effet d’annonce ? Surprise générale : Kass Theaz n’a en réalité jamais attaqué ses parents en justice. Ce n’est que bien plus tard, dans un article du New York Post, qu’elle a révélé la supercherie. D’après elle, “il était évident que je plaisantais”. Un humour pas si universel, puisque la toile y a vu une affaire sérieuse, preuve pour Kass Theaz que, “les gens s’énervent pour n’importe quoi” et “font bien peu de recherches avant de réagir”.
Reste que le débat, pour le moins inattendu, met en lumière la puissance des réseaux sociaux à prendre le contre-pied de la réalité – et montre, au passage, qu’on n’est jamais à l’abri d’une blague prise (bien trop) au pied de la lettre.
Conclusion : S’il est aujourd’hui impossible, du moins en France, de poursuivre ses parents simplement pour avoir eu la bonne idée de vous créer, l’ironie et la satire trouvent toujours leur place sur Internet… quitte à générer de l’indignation ou de la confusion. Avant de relayer la prochaine histoire choc, un petit détour par la case vérification ne fait jamais de mal !

Lise explore l’univers de la beauté avec curiosité. Passionnée par les soins, le maquillage et les nouvelles tendances, elle partage ses découvertes en toute simplicité. Son objectif : vous aider à trouver ce qui vous correspond vraiment.





